Video et petit article sur le conservatoire des abeilles noires du parc naturel du Perche

By: Otakai

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Article dans le : lechorepublicain – Lien de l’article 

Le Parc naturel aux petits soins pour les abeilles noires du Perche

Avec l’aide de ses “ouvrières”, Raymond Daman, président de l’Union apicole de l’Orne, se bat pour préserver l’abeille noire du Perche – stephane marchand

Dans un coin peu connu du domaine de Courboyer, la Maison du Parc préserve le patrimoine apicole percheron grâce à une poignée de passionnés. ionés
Près d’une rangée de hauts conifères, l’oreille du promeneur se met à bourdonner. L’expression est mal choisie puisque ce sont des abeilles, en l’occurrence des abeilles noires du Perche qui signalent ainsi leur présence. On est au c’ur du domaine de Courboyer, à Nocé (Orne), qui abrite aussi la Maison du Parc naturel régional du Perche. Bien à l’écart du manoir et des locaux du Parc, le site de la bergerie héberge depuis trois ans quelques colonies de ces insectes. Des milliers d’abeilles qui sillonnent, à trois kilomètres à la ronde, les haies, les prairies, les cultures, les jardins à la recherche de la moindre source de pollen.

« Regardez, on est dans un cadre magnifique. On est plein sud, une légère déclivité du terrain s’ouvre devant nous… C’est l’idéal pour les abeilles », décrit Raymond Daman, le président de l’Union apicole de l’Orne (UAO), devant la station de fécondation. Ici on prend particulièrement soin des futures reines, des larves élevées exclusivement à la gelée royale et qui seront peut-être à terme les altesses pondeuses choyées par toute une colonie d’ouvrières.
Dans ce secteur un peu à l’écart des sentiers battus du domaine de Courboyer, rien ne vient troubler la quiétude des butineuses endémiques de la région. Il n’y a que les apiculteurs amateurs de l’UAO pour venir les chatouiller de temps en temps, le mercredi après-midi le plus souvent. Mais l’abeille noire du Perche, en plus de ses qualités de rusticité, de récolteuse hors pair de pollen et de nectar, de résistance aux hivers longs et rigoureux n’est pas très agressive.

Un véritable conservatoire
de l’abeille noire
Voilà pour le tableau un brin bucolique de l’endroit. Pour autant, le Parc naturel régional du Perche accueille en son seing ce qu’il est convenu d’appeler un conservatoire de l’abeille noire du Perche, régenté par les apiculteurs bénévoles de l’UAO. « Si on ne fait rien, il n’y en a plus dans 10 ou 15 ans. L’espèce aura disparu », se motive Raymond Daman. La surmortalité des abeilles, l’importation d’espèces qui n’ont pas forcément toutes les qualités pour s’adapter au milieu… Beaucoup de paramètres concourent à cette disparition programmée. Mais pas inexorable selon ces passionnés et selon les autorités du Parc naturel.

« On obtient de très bons résultats depuis 10 ans. Alors cette implantation au manoir de Courboyer, c’est aussi bien pour les abeilles qui y vivent que pour la vitrine que nous offre le Parc sur la sauvegarde de cette espèce », commente Raymond Daman. Mais la pédagogie passe aussi et surtout par le rucher école que l’UAO a mis en place afin de former et de sensibiliser le monde des apiculteurs amateurs.

 

D’autre articles sur le conservatoire :

http://www.le-perche.fr/48512/l-abeille-noire-du-perche-entre-en-resistance/

http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/pays/le-perche/2013/06/22/lunion-apicole-de-lorne-va-creer-un-conservatoire-de-labeille-noire-a-la-maison-du-parc_1598615.html

 

Retrouvez aussi notre article sur l’abeille noir – L’abeille noire ( Apis mellifera mellifera Linné )